Etudes

Les démarches visant à réemployer des emballages disposent d’un fort soutien public, associatif et politique.

Plusieurs études montrent en particulier un fort rejet de la part des consommateurs pour les emballages plastique à usage unique de part leur impact sur l’environnement et la santé. 

Quatre études récentes favorisant le réemploi des emballages, ont été publiées entre octobre et novembre 2018 : 

ADEME
 

La France s’est fixée des objectifs ambitieux en termes de prévention et de réutilisation des déchets, notamment au travers de son programme national de prévention des déchets 2014-2020 et de la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.
Dans cet objectif, divers travaux sont menés et le réemploi - réutilisation des emballages ménagers de boissons en verre est apparu au vu du contexte comme une priorité à étudier et à expérimenter en France.

L'étude sur la réutilisation des emballages pour les boissons menée par l'ADEME et publiée en octobre 2018 analyse 10 dispositifs de réemploi d’emballages ménagers en verre (boissons). Pour cette étude, l'ADEME développe d'une méthodologie d’analyse environnementale, économique, technique et sociale avec Deloitte et Inddigo.

L'étude conclut ce qui suit: 

  • les emballages en verre consignés présentent des avantages en termes d'environnement et de coût. Par ailleurs, les consommateurs sont prêts à y adhérer, que ce soit par conviction environnementale ou intérêt économique

  • avec des actions adaptées, il est possible de lever les freins techniques et organisationnels identifiés afin de pouvoir assurer la pérennité des dispositifs existants et le développement d’autres dispositifs performants de réemploi-réutilisation des emballages ménagers en verre.

  • l'enquête consommateurs, montre que 88% des interviewés sont favorables à un système de réutilisation, et même 100% en magasin bio. Une fois l'habitude prise de réutiliser les emballages, les consommateurs développe une très forte fidélité au système.
     

L'ADEME établit également une série de recommandations pour les porteurs de projets et l’ensemble des acteurs opérationnels (producteur, conditionneur, distributeur, collecteur, laveur, transporteur,) et aussi de manière complémentaire, à destination des organisations professionnelles, des acteurs publics territoriaux et des pouvoirs publics. ​​

 
Citeo

En octobre 2018, Citeo publie son étude sur "Les emballages responsables" et met en évidence la très mauvaise perception des plastiques de la part des consommateurs ainsi que la demande croissante pour des emballages plus responsables. 

Réalisée sur 2700 personnes interrogées en magasin, l'étude shopper tire les dix enseignements suivants: 
 

  1. La recyclabilité est le 1er critère qui donne la perception d’un emballage respectueux de l’environnement

  2. La mention «100 % recyclable» est la mention la plus associée au respect de l’environnement

  3. Le consommateur s’intéresse le plus souvent à l’emballage apparent

  4. Le vert est la couleur plébiscitée des emballages respectueux de l’environnement, suivi du transparent, du marron et du blanc

  5. Le verre et le papier-carton sont positivement associés au respect de l’environnement

  6. Les consommateurs sont partagés sur leur perception de la recyclabilité du plastique et du métal

  7. L’enjeu du sur-emballage émerge comme une véritable priorité chez le consommateur

  8. Le consommateur maîtrise peu, voire pas, les notions et allégations environnementales : biodégradable, biosourcé, etc.

  9. Pour convaincre le consommateur, un emballage doit être pratique et éco-conçu

  10. Les efforts d’éco-conception des entreprises sont perçus par le consommateur lorsqu’ils deviennent un standard de marché


L'étude met en avant la perception très négative du plastique, même quand il y a des efforts environnementaux

Nielsen

En octobre 2018, Nielsen publie son étude européenne sur les emballages et le développement durable. En France, 500 répondants s'expriment ainsi: 

  • 79% sont très favorables à l'utilisation d'emballages rechargeables

  • 79% préfèrent acheter des emballages durables

  • 63% sont favorables à l'utilisation d'emballages consignés

La recommandation qualitative de Nielsen est d'associer l'emballage durable à un autre bénéfice consommateur​

 
Livre blanc des designers de l'emballage All4pack

En 2018, un réseau de designers d'emballages réalise une étude qualitative et quantitative dans six pays de l'Union Européenne: "L'emballage à l'aube de sa révolution".

Présentée sous la forme d'un livre blanc, cette étude est publiée en octobre 2018. En voici les principaux éléments: 

  • quatre évolutions sociétales poussent l'emballage à se réinventer

    1. Emballages et vieillissement de la population

    2. Emballages et ressources de la planète

    3. Emballages et intelligence artificielle

    4. Emballages et mobilité

  • sur le point 2, cinq solutions peuvent rendre l'emballage plus responsable:

    1. Limiter le nombre d'emballage

    2. Favoriser les matériaux recyclables

    3. Développer les matériaux biosourcés

    4. Relancer les emballages réutilisables

    5. Créer des produits qui n'ont plus besoin d'être pré-emballés

  • relancer les emballages réutilisables signifie les réutiliser pour le même usage, tel que cela était pratiqué dans le passé pour les particuliers avec les bouteilles consignées et qui existe encore sur des secteurs professionnels, comme celui de la restauration par exemple.

  • plusieurs designers souhaitent ce retour à la réutilisation et son élargissement aux emballages en plastique pour les produits utilisés quotidiennement. «Il faudrait créer des chaînes achat-retour des emballages pour certains produits d’usage courant.» Cependant, ils ne parlent pas d’un simple retour à la consigne, mais plutôt d’un nouveau modèle d’approvisionnement «en boucle» qui inclurait le retour de l’emballage au moment de l’achat d’un nouveau."

  • le livre blanc invite à mixer la répression taxation à des systèmes non-financiers de récompense

 
Circle-Economy

Circle-Economy publie un rapport « THE CIRCULARITY GAP REPORT ». Il émerge que l'économie linéaire est un échec pour les hommes et la planète. Que pouvons-nous faire pour faire émerger une économie circulaire ?

  • Circular-Economy calcule que seulement 9,1% de notre économie est circulaire, laissant une marge de progression considérable.

  • Les modèles d'économie circulaire permettent de freiner la dégradation de notre environnement et les inégalités sociales.

  • La transition vers l’économie circulaire fournit des actions concrètes pour les objectifs de développement durable et ceux qui ont été définis à Paris lors de la COP21.

  • Le rapport montre que les principaux besoins sociaux peuvent être parfaitement servis par une économie circulaire bien moins consommatrice en ressources.

  • Développer l’économie circulaire nécessite une mobilisation large des sociétés, des pays, des secteurs économiques et des villes.

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