L'actu des emballages

Food Service en collectivité : quelles possibilités pour substituer les barquettes plastique en restauration collective ?

Les fabricants de barquettes plastique ont récemment proposé de les substituer par des barquettes « bio-sourcées et compostables » en pulpe de cellulose.
 

Ces barquettes sont effectivement faites majoritairement de cellulose, mais pour le contact alimentaire elles doivent être laminées par un film plastique qui est ici d’origine végétale: le PLA principalement fait à partir d’amidon de maïs (et d’autres composants « secrets » m’ont-ils indiqué).
 

Depuis février dernier, les cantines de Montpellier ont basculé sur ces nouveaux emballages (voir l'article de 20minutes sur ce sujet) et d’autres villes annoncent vouloir les adopter. 

Ces nouvelles barquettes posent toutefois de nombreuses questions :
      

  • L’amendement « cantines sans plastique » voté en septembre dernier, est une mesure de protection pour nos enfants afin de réduire leur exposition aux perturbateurs endocriniens apportés par les plastiques. Les nouvelles barquettes en cellulose contiennent toujours un film plastique en contact direct avec les aliments lors de la cuisson. L'innocuité de ce film plastique, le PLA, n’a pas encore été démontrée. 

  • D’un point de vue environnemental, les barquettes constituent toujours un déchet et consomment des ressources ce qui réduit d'autant leur impact positif. Lisez la prise de position par les ONG qui rejettent les plastiques biosourcés : la position de Zero Waste France

  • Du point de vue pratique, ces barquettes sont compostables uniquement dans des composts industriels (température supérieure à 80°). Ces composteurs ne sont pas encore nombreux. Il sera compliqué de transporter ces déchets sur de longues distances pour leur traitement. Par ailleurs, pour permettre le compostage, il faut avoir trié correctement les déchets en séparant notamment l’opercule de la barquette. L’objectif de ces emballages compostables qui est de pouvoir jeter les restes de nourriture avec l’emballage n’est en fait pas réalisable. Pour plus d'informations, lire l’article de Sophie Bonnier sur le compostage des emballages.
     

Lors de mes investigations, j’ai interrogé à plusieurs reprises les fabricants des barquettes sur ces limites et leurs réponses ont été assez éloquentes... L’un m’a affirmé que les barquettes étaient « compatibles loi Egalim » mais en creusant la question, il a confirmé qu’aucun organisme ne pouvait certifier ce point, surtout sans décret d’application. Un autre a carrément affirmé « on sait bien que c’est du marketing et que ça ne marche pas mais bon il faut bien qu’on propose une alternative ». Difficile de convaincre quand on n’est pas vraiment convaincu soi-même !

Enfin ces barquettes sont beaucoup plus chères. Montpellier a estimé le surcoût à 60 000€ par an, lire l'article de Restauration 21.

 

Il est nécessaire de creuser d’autres options notamment avec le verre et de l’inox, matériaux faciles à laver et donc à réemployer. Ce sont ces solutions de réemploi que privilégie et propose SolZero.

 

SolZero participera au salon de la restauration collective qui se tiendra à Porte de Versailles le 17 avril prochain.

 

Venez nous rencontrer au coin des start-up à partir de 9h00.